Fait au Québec : réinventer les scènes du monde

Depuis sa fondation en 1977, Solotech s’est taillé une place enviable sur le marché international. L’entreprise québécoise, devenue l’un des leaders mondiaux en technologies audiovisuelles, travaille avec les plus grands. Pour se joindre à l’équipe derrière Elton John ou Pink, il faut davantage que de la volonté. L’expertise unique de Solotech lui a permis de percer aux États-Unis et de se faire un nom en Europe.

De l’arrière-scène au premier plan

L’entreprise, qui fêtera bientôt son 42e anniversaire, a vu le jour à Montréal. Aujourd’hui, elle répond aux besoins des Rolling Stones, de Paul McCartney, de Justin Timberlake, de Taylor Swift et de Lady Gaga, entre autres. Martin Tremblay, président et chef de la direction, nous rappelle cependant « qu’il a fallu de la patience pour arriver où l’on est et avoir les succès qu’on a » et qu’à ses débuts « on n’avait pas idée de l’envergure que l’organisation prendrait », poursuit-il.

La réussite de l’entreprise repose sur des partenaires flexibles et des collaborations importantes. « Depuis le tout début, on travaille avec le Cirque du Soleil et Céline Dion. Ils ont grandi et nous ont exposés à un marché international. Ça nous a ouvert plein de portes », rapporte M. Tremblay. Enracinée depuis ses débuts dans l’industrie du spectacle et du divertissement, l’entreprise a élargi ses assises au monde du sport et au secteur des affaires, pour ne nommer que ceux-là.

Offrir de tout à tout le monde

Pour percer les marchés internationaux et tenir tête aux géants américains, il faut se distinguer. Solotech a compris ça très tôt. Là où les autres compagnies s’arrêtent, Solotech met les bouchées doubles. « Tout est séparé, il n’y a personne qui fait ce qu’on fait, qui arrive avec une offre totale et complète. Ce qu’on appelle un one stop shop », renchérit M. Tremblay. Refusant de limiter ses champs d’expertise, l’entreprise réunit sous un même toit des professionnels et des compétences de tous les horizons : vidéo, son, éclairage, gréage, rideaux, systèmes de contrôle et solutions collaboratives, comme la vidéo conférence.

Avec cette offre de service complète sans égale sur le marché, les frontières tombent. Pourtant, le tour n’est pas joué. Le chemin est ardu. M. Tremblay prévient : « Quand tu réalises que ce que tu fais au Québec est unique et exportable, ça se fait graduellement. Ça prend des investissements importants pour s’établir aux États-Unis et en Europe. »

Avoir les moyens de ses ambitions

Desjardins, plus particulièrement Desjardins Capital, accompagne cette aventure québécoise depuis 2013. Un pari risqué, mais payant. « C’est une institution financière qui est à la hauteur des gens et des entreprises, qui les comprend », explique M. Tremblay. L’appui des institutions financières et des actionnaires est indispensable à la réussite des entreprises d’ici. « Solotech a eu un appui inconditionnel. Desjardins a été là lorsque ça comptait et c’est ce qui fait que nous sommes parmi les leaders mondiaux », poursuit M. Tremblay.

De nouveaux défis continuent d’apparaître. Puisque la technologie se développe à un rythme effréné, il faut constamment investir pour renouveler les équipements. Le parc d’équipements de Solotech représente une valeur approchant 300 millions de dollars. Sans compter que l’entreprise vise la conquête du marché européen et la progression de ses parts de marché aux États-Unis. Avec sa division Ventes et Intégration, l’entreprise travaille également à l’acquisition de marchés aux Émirats arabes unis, en Chine et en Amérique du Sud.

Solotech et ses partenaires financiers n’ont jamais manqué la cible. Depuis ses débuts dans les années 70, l’entreprise québécoise a parcouru beaucoup de chemin. Et elle continue de repousser les limites.

Aucune scène n’est trop grande pour y jouer.